<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786</id><updated>2011-04-22T00:33:23.202+02:00</updated><category term='A propos de l&apos;auteur'/><category term='Humeurs'/><title type='text'>Franck Gaillard</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>16</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-8085169332013024191</id><published>2009-02-13T19:02:00.002+01:00</published><updated>2009-02-13T19:05:54.038+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Nabucco, le tuyau de la paix ? (2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZW2ZzFmdaI/AAAAAAAAADU/LPKWHLeiUIE/s1600-h/4532.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302344690625312162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZW2ZzFmdaI/AAAAAAAAADU/LPKWHLeiUIE/s320/4532.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Qui ne veut pas de Nabucco ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Bien entendu, les Russes ne veulent pas en entendre parler pour plusieurs raisons. La première est qu'ils ont deux projets alternatifs. Au nord, il y a le projet NorthStream devant relier la Sibérie à l'Allemagne via la Baltique (Saint Petersbourg). Il soulève de fortes critiques de la part des pays baltes dont les eaux territoriales seraient traversées. Il causerait également d'importants dégâts écologiques. Son coût est très élevé (7,4 milliards d'euros), l'Allemagne et la Finlande sont partie prenantes du projet.&lt;br /&gt;Au sud, il y a le projet SouthStream censé relier la Russie à l'Europe via la mer Noire (Beregovaya), la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, l'Autriche. Un tronçon relierait la Bulgarie à l'Italie via la Grèce. Ce projet est en cours de finalisation et offre l'avantage de traverser un espace maritime. Son coût varie entre 7 et 10 milliards d'euros.&lt;br /&gt;Certains observateurs français font également remarquer que Nabucco comme les projets via l'Ukraine ne facilitent pas la fluidité des échanges, considérant que la traversée de territoires est toujours plus problématique en terme d'indépendance énergétique que les pipelines off-shore, comme SouthStream ou NorthStream. C'est bien connu : les poissons n'ont jamais empêché pétrole et gaz de passer, les hommes oui.&lt;br /&gt;Des observateurs allemands considèrent également pour des raisons politiques qu'il vaut mieux privilégier les relations avec la Russie car le coût de Nabucco est trop élevé et que les fonds ne sont pas réunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Quel est le coût de Nabucco ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Son prix a été révisé à la hausse à plusieurs reprises. En janvier 2009, son coût a été estimé à 8 milliards d'euros. En période de crise, réunir cette somme risque de prendre du temps. La Commission européenne a versé la somme de 300 millions d'euros pour le pré-financement de la construction du pipeline entre la Turquie et l'Autriche.&lt;br /&gt;Pour gagner du temps, la conférence de Budapest a mis en place une feuille de route en deux temps. Jusqu'en juin 2009, les membres du consortium doivent obtenir un accord inter-gouvernemental entre pays concernés en vue d'établir la légalité du projet multilatéral. L'accord final est prévu pour juin 2009 en Turquie.&lt;br /&gt;Les premières constructions sont prévus pour 2011, avec des premiers pompages en 2014. La seconde phase de construction du pipeline est prévu pour 2019 avec une capacité de 31 millions de m3 par an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Y a-t-il assez de gaz pour Nabucco ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;C'est toute la question. L'Azerbaïdjan qui a rapidement besoin de Nabucco estime que oui. L'approvisionnement serait assuré. Jusqu'à un certain point en réalité. Pour Bakou, la construction du gazoduc peut donc commencer dans sa partie occidentale. La partie orientale est subordonnée aux négociations sur le statut de la Caspienne. Dans sa phase finale, Nabucco a besoin d'immenses quantités de gaz. Ces réserves se trouvent soit en Russie, soit en Asie centrale, soit en Iran. D'ailleurs M. Lavrov, ministre des affaires étrangères russes ne s'est pas trompé en déclarant « Nabucco, mais faites-le, si vous trouvez suffisamment de gaz ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les enjeux de Nabucco ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Si l'Azerbaïdjan parvient à terme à se raccorder à l'Asie centrale, quelle sera la réaction de la Russie ? Moscou laissera-t-il partir la production d'hydrocarbures de ces deux partenaires d'Asie centrale. Peu probable dans la mesure où la Russie s'est assurée l'exploitation des ressources en hydrocarbures du Kazakhstan et du Turkménistan. Et à l'heure où la Russie veut consolider sa présence dans le Caucase du Sud, laisser l'Azerbaïdjan maintenir son indépendance avec jalousie contrarie les plans russes.&lt;br /&gt;Si la Turquie se trouve sur Nabucco, qu'en sera-t-il des négociations avec l'Union européenne ? Ankara, devenu un territoire de transit, a tout intérêt à démontrer qu'une Turquie dans l'UE renforce l'influence des Européens dans la région. Mais Ankara a un souci de calendrier. La Turquie veut faire coïncider la construction de Nabucco à l'ouverture des négociations sur les chapitres clés enclenchant son adhésion à l'UE. A Ankara de manoeuvrer intelligemment pour rendre les deux dynamiques indissociables dans leur construction parallèle. Exercice pour le moins difficile. Les Européens hostiles à l'adhésion d'Ankara à l'UE l'ont bien saisi : soit ils veulent faire accélérer la construction de Nabucco, soit ils rejettent tout en bloc et privilégient la voie russe.&lt;br /&gt;Si Nabucco passe par l'Arménie, qu'en sera-t-il du Haut-Karabakh et de la reconnaissance du génocide des Arméniens par les Etats-Unis ? L'intégration régionale de l'Arménie est un voeu de la Russie et des Européens mais pour les mêmes raisons. Pour la Russie, l'Arménie est l'Etat vassal de la Russie dans la région, la « Kaliningrad » du sud de Moscou, le poste-avancé du Kremlin aux portes de l'Iran et du Proche-Orient. La totalité du parc énergétique arménien est entre les mains des géants russes (Gazprom, Itera, UES-RAU). Tout projet qui passerait par l'Arménie renforcerait donc la Russie. Voilà pourquoi et c'est la seule raison, la Russie ne voit pas d'un mauvais oeil le passage de Nabucco par l'Arménie. Passer par Erevan revient à renforcer l'influence de la Russie dans la région. A cet effet, la Russie pousse l'Arménie à normaliser ses relations avec la Turquie et propose une médiation autonome à Erevan et Bakou à propos du Haut-Karabakh. Officiellement, c'est le groupe de Minsk de l'OSCE co-présidé par la Russie, la France et les Etats-Unis qui est chargé de rétablir la paix dans la région. Mais la Russie espère tenir le leadership depuis sa démonstration de force en Géorgie. Elle pousse l'Azerbaïdjan à renoncer à toute reprise des hostilités et invite l'Arménie à faire preuve de réalisme dans le règlement de cette question et pour son désenclavement régional. Moscou cherche en même temps à fragiliser la Géorgie, voire à l'isoler dans le cadre de ces nouveaux projets. Mais que se passera-t-il si Washington, dont l'administration démocrate est la plus arménophile depuis W. Wilson, respectait les promesses du candidat Obama de reconnaître le génocide de 1915. la Turquie s'en inquiète et l'a fait savoir à Joe Biden à Munich. La Russie s'y oppose de peur de voir son allié arménien gagné par l'Obamania. L'Azerbaïdjan s'en insurge de peur de voir la question du Haut-Karabakh rétrogradée. La question est d'autant plus sérieuse que le lobby pro-israélien à Washington n'opposera plus la moindre contrainte à la reconnaissance du génocide des Arméniens au Congrès. Israël également. Pourquoi ? Car les déclarations du gouvernement turc et la sortie théâtrale de M. Erdoggan à Davos contre la politique israélienne à Gaza lors de la guerre 2008-2009 ont indigné l'Etat hébreu, considéré comme l'allié de la Turquie dans la région. Aux propos de la Turquie condamnant Israël pour « crime contre l'humanité à Gaza », les Israéliens pourraient répondre par une reconnaissance du génocide à la Knesset.&lt;br /&gt;Si la Turquie a pris la tête du mouvement contre Israël, ce n'est pas que pour des raisons électorales (prochainement les unicipales), c'est aussi et surtout pour des raisons stratégiques : se rapprocher du monde arabe et de l'Iran, notamment jouer la carte iranienne dans l'approvisionnement en gaz.&lt;br /&gt;Si l'Iran se trouve à la source de Nabucco en cas d'échec avec l'Asie centrale, quels seront les relations entre la Russie et l'Iran ? Partenaires stratégiques et économiques, Russes et Iraniens n'ont pas les mêmes intérêts énergétiques et géopolitiques. En cas de réchauffement avec les Etats-Unis, l'Iran maintiendra-t-elle des relations privilégiées avec la Russie. L'arbitrage pro-iranien de la Russie au Conseil de sécurité sera-t-il toujours de vigueur en cas de sélection de la route iranienne pour Nabucco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde a très bien compris les enjeux du Nabucco. L'Azerbaïdjan fait monter les enchères. Les Etats-Unis veulent renouer avec la Russie et l'Iran sans trop savoir comment. La Russie et l'Iran se disent prêts à dialoguer avec Washington en attendant les premières concessions américaines. La Turquie veut suivre son double agenda (adhésion à l'UE et Nabucco). L'Arménie est ouverte au dialogue mais ne veut pas faire le premier pas décisif. La Géorgie multiplie les mesures de sécurité sans trop savoir ce qui va se passer sur le front intérieur. L'Union européenne ne veut plus être l'otage des coups bas entre Ukrainiens et Russes et tient à ses relations privilégiées avec les Etats-Unis et son partenariat avec la Russie. Le tout sur fond de crise financière... &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-8085169332013024191?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/8085169332013024191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=8085169332013024191' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8085169332013024191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8085169332013024191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2009/02/nabucco-le-tuyau-de-la-paix-2.html' title='Nabucco, le tuyau de la paix ? (2)'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZW2ZzFmdaI/AAAAAAAAADU/LPKWHLeiUIE/s72-c/4532.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-4667008583072514022</id><published>2009-02-11T17:02:00.002+01:00</published><updated>2009-02-11T17:05:30.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Nabucco, le tuyau de la paix ? (Première partie)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZL3BP1B3jI/AAAAAAAAADM/sro2bI-VcJo/s1600-h/800px-Nabucco_Gas_Pipeline-fr.svg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301571312169377330" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 174px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZL3BP1B3jI/AAAAAAAAADM/sro2bI-VcJo/s320/800px-Nabucco_Gas_Pipeline-fr.svg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le projet de gazoduc censé relier l'Asie centrale à l'Europe est soutenu par les Américains et les Européens. Mais il n'est pas finalisé : son coût, son tracé et ses ressources posent problèmes. Toujours en l'état de projet, Nabucco pourrait cependant en cas de réalisation favoriser la paix de la Caspienne aux Balkans. Encore faut-il régler au préalable des dossiers sensibles comme le nucléaire iranien, le statut de la Caspienne ou encore la crise du Haut-Karabakh entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nabucco sera-t-il le gazoduc de la paix de l'Asie centrale aux Balkans ?&lt;/strong&gt; C'est le souhait de certains Européens qui pensent qu'en dépit de son coût, de son tracé et de ses ressources, le projet pharaonique peut apporter la paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais de quoi s'agit-il au juste ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La légende dit que les principaux instigateurs de ce projet auraient donné le nom de « Nabucco » à leur futur pipeline en sortant d'une représentation de l'opéra de Verdi, « Nabuchodonosor ». Il ne s'agit donc pas d'une création artistique, mais bien d'un gazoduc reliant l'Asie centrale à l'Europe. L'Union européenne a validé le projet au milieu des années 2000 dans le cadre de sa politique de sécurité énergétique. Pour la première fois, l'Union européenne s'est ouvertement investi dans ce projet lors de la conférence de Budapest, les 26 et 27 janvier 2009, peu après la guerre du gaz entre l'Ukraine et la Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi Nabucco ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour les Européens, il s'agit essentiellement de diversifier leurs approvisionnements en sortant d'une dépendance énergétique à l'égard de la Russie. Il est également question d'éviter d'être pris en otage par les Russes et les Ukrainiens. L'argument est défendu avec plus de détermination parmi les nouveaux entrants dans l'UE (Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Roumanie et Bulgarie) directement touchés par la guerre du gaz entre Kiev et Moscou. Pour les autres Etats non-européens, comme la Turquie, les pays du Caucase et ceux d'Asie centrale, il s'agit de participer à la redéfinition de la carte énergétique mondiale, de développer leur économie avec des clients européens solvables, de gagner leur place dans les processus multilatéraux, d'accréditer une candidature à l'UE ou tout simplement de proposer une alternative aux routes russes.&lt;br /&gt;Enfin, d'autres pays proche-orientaux sont intéressés par le projet : l'Iran, l'Irak et l'Egypte. Il s'agit essentiellement de désenclaver leur économie, d'asseoir leur position internationale et de développer leur secteur énergétique en direction des marchés européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Qui se charge de Nabucco ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Deux initiatives ont récemment été prises : Le Caspian Development Corporation créé par la Commission européenne et le Caspian Energy Company ou membres du consortium de Nabucco composé d'OMV (Autriche), RWE (Allemagne), MOL (Hongrie), Transgaz (Roumanie), Bulgargaz (Bulgarie), BOTAS (Turquie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Quel est son tracé ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il s'étendrait de l'Asie centrale à l'Autriche via l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie. Seul le tronçon reliant Bakou à Erzeroum est construit. Il s'agit du gazoduc BTE. Il manque encore les raccordements à l'Asie centrale et la construction du pipeline reliant la Turquie à l'Autriche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Ce tracé pose-t-il un problème ?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Pas un mais quatre problèmes majeurs :&lt;br /&gt;le statut de la Caspienne n'est pas déterminé : est-ce une mer ou un lac ? La Russie et l'Iran s'opposent à l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Kazakhstan. La Russie bloque tout projet transcaspien car elle ne veut pas voir les richesses d'Asie centrale contourner son territoire. L'Azerbaïdjan, lui, a une ambition : devenir un territoire transit pour sauver son indépendance et son rythme de croissance (25% par an jusqu'en 2008). Si Bakou échoue, son avenir sera plus qu'incertain. Sa production de pétrole va commencer à baisser à partir de 2012-2013 et le gaz est censé prendre le relais pour son développement. Or, le gisement de Shah Deniz, qui est à la source off-shore de Nabucco, ne contient pas assez de réserves de gaz pour alimenter ce projet pharaonique. Récemment, Gazprom a proposé à Bakou de racheter l'ensemble des réserves de gaz à des prix internationaux (soit environ 450 dollars la tonne de m3). Bakou n'a toujours pas répondu. Si l'Azerbaidjan répond favorablement, Nabucco est très compromis.&lt;br /&gt;Le BTE est une garantie. Il existe. Mais la guerre des Cinq jours entre la Russie et la Géorgie a affaibli la route géorgienne. La Russie est parvenue à démonétiser la Géorgie. Le facteur risque-Etat de Tbilissi a augmenté. L'Azerbaïdjan a perdu 1 milliard de dollars lors de la guerre des Cinq jours. Peut-il prendre le risque de perdre des devises en cas de nouvelle tension entre la Géorgie et la Russie ? Vraisemblablement, non, Bakou et les Européens s'interrogent sur une route alternative : l'Arménie.&lt;br /&gt;Mais là, deux autres problèmes surgissent : la crise du Haut-Karabakh et la fermeture de la frontière entre l'Arménie et la Turquie. Pour l'heure, les choses n'ont pas bougé. Les relations turco-arménienne sont en cours de dépoussiérage. Turcs et Arméniens multiplient les déclarations de bonnes intentions, la normalisation est à l'agenda. Mais elle coûte chère côté arménien : faudra-t-il renoncer à la reconnaissance du génocide des Arméniens ? Faudra-t-il renoncer à la réunification avec le Haut-Karabakh ? Bakou et Erevan ont signé un accord le 2 novembre 2008 sous l'égide de la Russie dans le cadre du respect du processus de Madrid et au nom d'un règlement pacifique de la crise du Haut-Karabakh. Depuis, plus rien. La dernière rencontre à Davos en janvier 2009 entre Sarkissian et Aliev n'a rien donné. Mais de bons espoirs se lisent de chaque côté pour que la frontière se rouvre dans quelques mois.&lt;br /&gt;Enfin, quatrième problème, l'Iran et son programme nucléaire iranien. Tant que les relations avec l'Occident sont bloquées, l'Iran ne pourra prétendre jouer un rôle dans Nabucco. Mais en cas de règlement avec Américains et Européens, la route iranienne peut être envisagée comme alternative à la route asiatique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-4667008583072514022?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/4667008583072514022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=4667008583072514022' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4667008583072514022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4667008583072514022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2009/02/nabucco-le-tuyau-de-la-paix-premiere.html' title='Nabucco, le tuyau de la paix ? (Première partie)'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SZL3BP1B3jI/AAAAAAAAADM/sro2bI-VcJo/s72-c/800px-Nabucco_Gas_Pipeline-fr.svg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-1002142764209576430</id><published>2008-09-13T20:58:00.003+02:00</published><updated>2008-09-13T21:02:32.210+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Nouveaux projets dans le Caucase du Sud ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Après les projets soutenus par les Occidentaux (BTC, BTE prochainement), la Russie ne serait-elle pas en train de contre-attaquer sur le front énergétique ? La guerre des Cinq jours dans le Caucase n’est-elle pas le premier pas d’une nouvelle configuration du Caucase du Sud, avec cette foi-ci l’Iran et la Russie au centre du jeu… Avec toute la prudence qui s’impose et sans spéculation, il est possible à cette heure et eu égard aux informations en possessions d’avancer deux hypothèses complémentaires…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la guerre contre la Géorgie, les pipelines défendus pas les Occidentaux sont fragilisés mais fonctionnent ; et rien n’indique qu’il cesseront d’exister. Or, la route est vulnérable et l’affaiblissement de la Géorgie montre que le Caucase du Sud n’a plus de pivot régional. Et un Caucase du Sud sans pivot, c’est une « région » fragmentée au seul bénéfice de la Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SMwNmzJKbTI/AAAAAAAAACQ/r1KIwnKU5EY/s1600-h/Russian+Pipelines+in+Permafrost+001.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SMwNmzJKbTI/AAAAAAAAACQ/r1KIwnKU5EY/s200/Russian+Pipelines+in+Permafrost+001.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245582626194615602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Au-delà de la guerre entre la Russie et la Géorgie, d’autres événements importants se sont produits dans cette région sensible : le rapprochement entre la Turquie et l’Arménie ; la normalisation entre la Russie et l’Azerbaïdjan ; la plus forte présence de l’Union européenne dans la région ; le renforcement des liens entre la Russie et l’Iran et les couacs dans les relations entre les Etats-Unis et l’Azerbaïdjan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les hydrocarbures n’ont pas été la cause directe du conflit en Ossétie du Sud, la question énergétique reste la toile de fond des problèmes régionaux. Cette démonstration de puissance russe entraîne dans son sillage le renforcement de ses alliances et partenariats, à commencer avec l’Arménie et l’Iran, deux Etats proches de Moscou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux hypothèses se complètent et peuvent en cas de réalisation changer la donne régionale et transformer l’évolution du Caucase du Sud mais aussi la carte énergétique mondiale, avec un effet sur la sécurité et la paix dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hypothèse 1 : un rapprochement entre la Russie, l’Azerbaïdjan et l’Iran. L’Azerbaïdjan n’a qu’une ambition : devenir un territoire de transit en hydrocarbures car elle se sent fragile en termes de volume des réserves prouvées. La route caspienne est fermée : la Russie empêche tout projet transcaspien et l’impasse sur le statut de la mer Caspienne interdit tout plan de développement régional. Bakou n’a qu’un choix se tourner vers la Russie et l’Iran.&lt;br /&gt;L’Iran cherche à écouler ses hydrocarbures en direction du nord, par le Caucase. Pris en tenaille à l’ouest (Irak) et à l’est (Afghanistan), Téhéran voit dans la porte de secours du Caucase le moyen le plus rapide de gagner les marchés européens pour acheminer son pétrole et son gaz. La route azérie lui permettrait également de « tenir » ce voisin du nord dont l’excès de puissance peut se révéler un handicap pour l’intégrité de l’Iran (question du Haut-Karabakh et question de la minorité azérie en Iran, de 14  à 17 millions de personnes).&lt;br /&gt;Quant à la Russie, elle est favorable à tous les projets qui transitent par son territoire. Ainsi, Russes, Azéris et Iraniens auraient un intérêt commun à sceller des partenariats énergétiques le long de la Caspienne jusqu’à la mer Noire et l’Europe dans son ensemble. Il existe déjà un projet - aujourd’hui finalisé - de construction d’une ligne de chemin de fer reliant les trois Etats. Pourquoi pas des pipelines…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hypothèse 2 : un rapprochement entre la Turquie, la Russie et son allié arménien et l’Iran. Peu ont vu dans le rapprochement arméno-turc une volonté russe de s’investir dans la normalisation entre ces deux Etats ennemis et la réouverture d’une frontière qui pour l’instant n’intéressait qu’Européens et Américains. Depuis un an, la Russie suit de très près cette affaire. Elle a poussé le président arménien, Serge Sarkissian à lancer, fin juin 2008, à partir de Moscou, l’invitation adressée à son homologue turc, Abdullah Gül, de venir assister au match de football Arménie-Turquie, à Erevan, le 6 septembre dernier. La rencontre a eu lieu : Abdullah Gül est resté six heures à Erevan.&lt;br /&gt;La Turquie entretient d’excellentes relations économiques et énergétiques avec la Russie et l’Iran (récente visite du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad à Ankara). Ankara accentue sa diplomatie d’autonomisation à l’égard des Etats-Unis et marque sa différence avec ses alliés américains et israéliens dans la région. Elle prouve aussi que la paix régionale passe par chez elle : conflit israélo-palestinien, tension syro-israélienne, rapprochement avec l’Iran, rencontre Gül-Sarkissian à Erevan, une deuxième entrevue est prévue à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, proposition d’une plateforme pour la stabilité et la sécurité dans le Caucase du Sud. Sans oublier que débloquer la situation avec l’Arménie renforce le poids de la Turquie à Bruxelles dans le cadre des négociations d’intégration. Bref, le rapprochement entre la Turquie et l’Arménie d’un côté, puis les bonnes relations entre l’Arménie et l’Iran ou encore la Russie, l’Arménie et l’Iran de l’autre peuvent déboucher sur des projets communs via Erevan et Ankara. Les Russes ayant le monopole du parc énergétique arménien et étant le principal client d’Erevan, l’économie et la diplomatie de l’Arménie sont totalement dominées par la Russie. Autrement dit, l’Arménie consolide son statut de poste avancé de la Russie dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces deux hypothèses venaient à se renforcer dans les mois ou années qui viennent, tous les acteurs locaux seraient gagnants sauf la Géorgie et les Etats-Unis, les grands perdants dans la guerre des Cinq jours. La Russie renforcerait de façon irréversible ses liens avec l’Iran dans le Caucase du Sud mais aussi avec la Turquie. L’Arménie deviendrait un territoire de transit sous contrôle russe. Idem pour la Turquie, nouvelle plaque tournante énergétique mondiale. D’où peut-être une réelle et concrète bonne raison de poursuivre le dialogue avec l’Arménie entamé le 6 septembre, sans mettre l’accent sur le passé (génocide) et la question du Haut-Karabakh. L’Azerbaïdjan serait également satisfaite de son rang de territoire de transit. Quant à l’Iran, elle verrait ses hydrocarbures gagner l’Europe et pourrait obtenir de la Russie le gel de nouvelles sanctions au Conseil de sécurité de l’ONU en rapport avec son programme nucléaire. L’Union européenne, justement, pourrait à terme bénéficier de la livraison de pétrole et gaz iraniens, manière de diversifier ses approvisionnements en hydrocarbures. Bruxelles pourrait également renforcer sa présence en Turquie en apportant sa contribution au déblocage des relations entre l’Arménie et la Turquie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste la question du Haut-Karabakh… Pour l’instant, rien n’a changé. Place d’abord au renforcement des projets économiques et peu à peu, graduellement peut-être, la feuille de route de la paix entre Arméniens et Azéris pourrait s’appliquer.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-1002142764209576430?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/1002142764209576430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=1002142764209576430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/1002142764209576430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/1002142764209576430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/09/nouveaux-projets-dans-le-caucase-du-sud.html' title='Nouveaux projets dans le Caucase du Sud ?'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SMwNmzJKbTI/AAAAAAAAACQ/r1KIwnKU5EY/s72-c/Russian+Pipelines+in+Permafrost+001.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-3328891959815553574</id><published>2008-08-08T22:17:00.004+02:00</published><updated>2008-08-09T12:27:34.082+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Drôle de guerre en Ossétie du Sud…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Premier test pour le président russe Dimitri Medvedev… La guerre en Ossétie du Sud est le pire des scénarios que pouvaient vivre Ossètes, Géorgiens et Russes. S’agit-il d’une nouvelle guerre du Caucase du Sud ou prépare-t-elle le terrain à la paix ? L’enjeu ? L’entrée de la Géorgie dans l’OTAN et plus largement, le contrôle du Caucase du Sud, passage obligé des pipelines et du redressement ou non de la puissance russe…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si tu veux la paix, prépare la guerre&lt;/span&gt;… Russes et Géorgiens ont respecté ce vieil adage inversé dans la guerre qui les oppose en Ossétie du Sud. Après l’échec géorgien au sommet de l’OTAN à Bucarest au printemps dernier, en vue de signer un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Membership Plan Action&lt;/span&gt; (MPA), dernière étape avant de rejoindre l’OTAN, un nouveau rendez-vous avait été donné à Tbilissi et Kiev pour le signer en décembre 2008, malgré l’hostilité de la Russie opposée à l’élargissement de l’Alliance sur sa périphérie. Le compte à rebours entre Russes et Géorgiens était donc lancé… Tout faire pour signer un MPA, tel est l’objectif de la Géorgie et de l’Ukraine. Tout faire pour l’en empêcher, est la réponse de la Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Monnaie d’échange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce rapport de force, plutôt favorable à la Russie, la Géorgie, invitée par les Européens à manifester sa bonne volonté et tenter d’apaiser la situation, cherche à se placer dans la position la mo&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SJyvZZtBHDI/AAAAAAAAACI/5BdhMLJvpMQ/s1600-h/carte_georgie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SJyvZZtBHDI/AAAAAAAAACI/5BdhMLJvpMQ/s200/carte_georgie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232249718028966962" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ins inconfortable avant de s’asseoir à la table des négociations. Pour la Russie, c’est l’inverse : se placer dans la position la plus confortable pour entamer les prochains pourparlers. Réouvertures des lignes aériennes, terrestres et maritimes entre les deux pays, levée de l’embargo sur les vins géorgiens par la Russie, retour des deux ambassadeurs dans chaque pays respectif, négociations directes entre les deux présidents et déclarations conciliantes en faveur de la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud et affirmation en vue de normaliser les relations bilatérales, les conditions d’une reconciliation commençaient à se réunir. Tbilissi veut éviter la guerre pour signer son MPA. Moscou veut éviter le scénario de Pékin 2008 pour bien préparer les JO d’Hiver de Sotchi en 2014, aux pieds du Caucase et de l’Abkhazie. Tout devait donc être entrepris pour éviter la guerre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces bonnes intentions entre les deux parties, surtout depuis leur convergence sur le refus de l’indépendance des zones rebelles du Caucase du Sud, pour justement éviter le précédent du Kosovo, comprend également son lot de provocations. Et à ce jeu, la Russie a utilisé Abkhazes et Ossètes pour déstabiliser les Géorgiens. Tbilissi, dont l’image s’est ternie depuis l’état d’urgence en novembre 2007 et les élections générales entachées d’irrégularités en 2008, a contre-attaqué les pouvoirs rebelles - et non Moscou - pour justifier son urgence de signer un MPA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenus une monnaie d’échange dans ce jeu de rôle entre Russie et Géorgie, Abkhazes et Ossètes multiplient les déclarations radicales pour éviter tout compromis sur leur dos entre Moscou et Tbilissi. Edouard Kokoïty à Tskhinvali (Ossétie du Sud) et Sergeï Bagapch à Soukhoumi (Abkhazie) ont rejeté la moindre proposition de règlement émanant de Tbilissi, alors que Moscou était plutôt ouverte aux propositions du président géorgien, Mikheïl Saakachvili.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jour, plusieurs points restent donc à éclaircir. La guerre en Ossétie du Sud constitue un premier test pour le président russe, Dimitri Medvedev, élu en mars 2008. Certaines sources considèrent que la crise ossète pourrait lui offrir l’occasion de tenir le bras militaire russe et d’imposer sa vision des choses après les 8 années de pouvoir de Vladimir Poutine. Après avoir perdu dans le choix du successeur de Poutine – Sergeï Ivanov, l’ancien ministre de la défense, était le candidat des généraux – les militaires ont subi un nouvel affront avec le limogeage du chef d’état-major et celui de plusieurs généraux. Vladimir Poutine – actuellement à Pékin pour la cérémonie des JO – va-t-il profiter de cette crise ossète pour s’éloigner du nouveau maître du Kremlin et lancer un processus de reprise du pouvoir dans la capitale ? Tbilissi pratique-t-elle la surenchère en escomptant une fissure dans l’exécutif russe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, la Géorgie a tout intérêt à écraser le plus rapidement possible la résistance ossète et prendre le maximum de territoires dans la province avant d’accepter l’idée d’un cessez-le-feu durable. Si dans les quelques jours, l’armée géorgienne ne parvient pas à maintenir son contrôle du chef lieu, les difficultés commenceront pour elle et le régime pro-américain à Tbilissi. Des volontaires russes, ossètes, tchétchènes et cosaques arrivent en renforts en Ossétie du Sud. Soutenues par l’armée russe, les forces ossètes – environ 3000 hommes bien armés – peuvent également compter sur la clause d’assistance mutuelle qui lie l’Ossétie du Sud à l’Abkhazie en cas d’agression d’un pays tiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est là que l’image de la drôle de guerre intervient une nouvelle fois : si les Abkhazes apportent leur soutien conformément à leur alliance avec les Ossètes, cela revient à affirmer que la Russie a donné son feu vert et n’accepte pas le fait accompli ou la tactique à la Krajina des Géorgiens dans l’enclave ossète. Si les Abkhazes restent en dehors du conflit ossète, on peut sans prendre de grands risques se dire que Moscou a refusé l’ouverture d’un deuxième front en Géorgie et donc légitimement affirmer que cette retenue orchestrée à Moscou accrédite l’idée d’un opération en Ossétie du Sud planifiée depuis quelques temps. Et si certains milieux russes pro-Medvedev avaient choisi de sacrifier l’Ossétie du Sud pour mieux soutenir l’Abkhazie ? Difficile d’y répondre, tant il est inimaginable de croire que l’armée russe, forte de 90 000 hommes dans le Caucase du Nord et d’un contingent de 1 500 soldats en Ossétie du Sud, n’a pas les moyens de s’informer de la moindre concentration de troupes militaires géorgiennes à ses portes… D’autant que les populations civiles ossètes sont devenues majoritairement des citoyens russes. La balle est dans le camp ossète. Si les résistants contiennent l’offensive des Géorgiens et réoccupent le terrain perdu, avec ou sans l’aide de la Russie, la guerre risque de s’enliser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il un risque de contagion régionale ? Pas sûr. Car même si d’autres acteurs, comme l’Arménie et l’Azerbaïdjan, portent avec inquiétude leur regard sur Tskhinvali, aucun des deux n’a intérêt à relancer le conflit pour le contrôle du Haut-Karabakh, théâtre d’une guerre entre 1990 et 1994 remportée par Erevan et Stépanakert. Bakou, qui organise son élection présidentielle le 15 octobre prochain et qui devrait voir Ilham Aliev, le président actuel, se maintenir au pouvoir, a signé un partenariat stratégique avec Moscou lors de la première visite du président Medvedev en Azerbaïdjan. Erevan, occupé par le maintien de la paix dans la province du Haut-Karabakh et celui de la paix intérieure après l’élection controversée de Serge Sarkissian à la tête de l’Etat en février 2008, veut afficher sa bonne volonté dans le cadre des négociations sous l’égide du groupe de Minsk de l’OSCE. Le nouveau pouvoir a affirmé par la voix de son ministre des affaires étrangères que le processus de paix était constructif et qu’elle défendait l’idée d’un retrait des territoires azéris sous son contrôle. Le président arménien a également tendu la main à son homologue turc en l’appelant à tourner la page du passé. Il l’a invité à assister au match de football qui oppose les deux pays, le 6 septembre 2008, lors des éliminatoires de la coupe du monde 2010. Abdullah Gül n’a pas encore donné sa réponse. Il doit se rendre à Bakou la veille de la rencontre pour participer au sommet des pays turcophones. Rappelons que la Russie a encouragé l’Arménie à chercher à normaliser ses relations avec la Turquie, partenaire économique et énergétique de premier plan des Russes. Ce qui conforte l’idée d’une nouvelle donne, d’une nouvelle stratégie de pénétration de la Russie sur son glacis. Reste à savoir si Poutine et Medvedev ont la même lecture de la crise ossète et celles à venir…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-3328891959815553574?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/3328891959815553574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=3328891959815553574' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3328891959815553574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3328891959815553574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/08/drle-de-guerre-en-osstie-du-sud.html' title='Drôle de guerre en Ossétie du Sud…'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SJyvZZtBHDI/AAAAAAAAACI/5BdhMLJvpMQ/s72-c/carte_georgie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-8535921927007308769</id><published>2008-06-27T19:37:00.002+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:04.596+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Un monde plus juste mais plus instable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le magazine Foreign Policy vient de publier la liste des Etats échoués dans le monde. Surprenant ! Rangés en cinq catégories, des « pays les plus stables » aux « pays les plus critiques », le monde penche plutôt vers l’instabilité. Vraisemblablement…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SGUl9aEwQGI/AAAAAAAAACA/PYCSTVGrRqs/s1600-h/FSIndex2008.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SGUl9aEwQGI/AAAAAAAAACA/PYCSTVGrRqs/s200/FSIndex2008.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5216617480280096866" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Parmi les pays les plus critiques, figurent les pays du ventre et de la Corne de l’Afrique et du Sahel. L’Irak et le Liban. Le Pakistan et l’Afghanistan. La Birmanie et la Corée du Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les pays en danger, nous trouvons l’Egypte, le Tadjikistan, la Syrie, le Népal, la Colombie, et le Yémen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bas de l’échelle des Etats échoués, c'est-à-dire les pays les plus stables, nous trouvons les Etats occidentaux, comme l’Australie, le Canada et les pays Scandinaves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, parmi les pays stables qui n’obtiennent pas cependant les meilleures notes, et ce qui est plus surprenant, nous trouvons les Etats-Unis, la majeure partie des pays de l’UE, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Angleterre ou encore l’Italie, la Grèce. Mais aussi des Etats de l’Amérique latine, comme le Chili et l’Argentine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, là n’est pas le plus surprenant. Ce qui frappe le plus la carte du monde des Etats échoués, c’est que le globe traverse essentiellement une période critique. La couleur utilisée pour illustrer les pays en situation limite, c'est-à-dire ni stable ni en danger, couvre la majeure partie du globe : Russie, Chine, Asie centrale, Turquie, Iran, nord de l’Afrique, la majeure partie de l’Amérique latine, dont le Brésil et l’Amérique centrale, Mexique y compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la fin du monde bipolaire, nous sommes passés d’un monde juste mais stable à un monde plus juste mais plus instable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-8535921927007308769?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/8535921927007308769/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=8535921927007308769' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8535921927007308769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8535921927007308769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/06/un-monde-plus-juste-mais-plus-instable.html' title='Un monde plus juste mais plus instable'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SGUl9aEwQGI/AAAAAAAAACA/PYCSTVGrRqs/s72-c/FSIndex2008.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-442143310048804742</id><published>2008-06-23T17:59:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:04.904+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>L’Abkhazie à Paris, Gazprom en Abkhazie</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;Le président de l’Abkhazie était à Paris vendredi 20 juin. Deux jours après, Gazprom, le géant russe, lance des projets de prospections pétrolières et gazières off-shore au large de la province séparatiste officiellement dépendante de la Géorgie. Nouveau regain de tensions à venir entre Tbilissi et Moscou.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sergueï Bagapch, « président de l’Abkhazie » était de passage à Paris, la semaine dernière, à l’invitation du magazine Foreign Policy, version française. Pour la première fois depuis la sécession de cette province située en Géorgie sur les bords de la mer Noire, le « président » abkhaze a obtenu un visa d’entrée en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SF_JBV2YOGI/AAAAAAAAAB4/FSp4ySsySNU/s1600-h/Sergei_Bagapsh.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5215107918400600162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SF_JBV2YOGI/AAAAAAAAAB4/FSp4ySsySNU/s200/Sergei_Bagapsh.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Accompagné du député russe Constantin Zatouline, le « président » abkhaze est venu défendre sa cause devant un public français comprenant Alexandre Adler, Philippe Moreau Defarges, François Nicoullaud, des chercheurs, des hommes d’affaires et des journalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien d’autre que l’indépendance. Pas plus, pas moins. Ce sont les termes de Sergueï Bagapch lorsqu’il répond aux questions sur le déblocage du conflit qui l’oppose à la Géorgie. L’Abkhazie revendique son indépendance depuis la chute de l’URSS alors que Tbilissi cherche à conserver cette province maritime dans son espace national. Une guerre les a opposés de 1992 à 1994, remportée par les Abkhazes soutenus par l’armée russe. Une mission de l’ONU se trouve sur place et la paix est assurée par un cessez-le-feu garanti par une force de maintien de la paix majoritairement composée de forces russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 2006, les relations entre la Géorgie et la Russie se sont dégradées et l’Akbhazie sert souvent de théâtre de rivalités russo-géorgiennes : affaires d’espionnages, attaques, embuscades, opération-éclair, affrontements, destruction d’un drone, arrestations de soldats russes… En deux ans, la région vit au rythme de turbulences, en deçà d’une guerre traditionnelle mais au-delà d’une guerre des mots… La Géorgie, candidate à l’OTAN, devrait, si les conditions sont remplies, signer un Membership Plan Action (MPA) avec l’Alliance en décembre. Or, la Russie ne veut pas en entendre parler. La Russie qui cherche à rejoindre l’OMC voit sa candidature bloquée par la Géorgie. Tbilissi appelle Moscou à cesser tout soutien au « séparatisme abkhaze ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que Sergueï Bagapch se trouve à Paris pour louer le rôle « stabilisateur » de la Russie dans la région et sensibiliser les autorités françaises sur la question abkhaze à quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, au même moment Gazprom annonce qu’il va prospecter dans la province rebelle. Le géant russe a lancé plusieurs travaux off-shore à la recherche de pétrole et de gaz au large des cotes géorgiennes. Ce qui ne vas pas manquer d’irriter Tbilissi, qui va dénoncer la violation de ses eaux territoriales. D’où aussi une autre bonne raison pour la Géorgie de bloquer l’adhésion de la Russie à l’OMC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soukhoumi, chef lieu de l’Abkhazie a également annoncé l’ouverture d’une ligne aérienne avec Moscou. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la politique mise en place par les Russes depuis des mois, notamment après la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par les Occidentaux. Moscou avait annoncé en représailles qu’il ouvrait des bureaux de représentations russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud, l’autre entité hostile à la domination géorgienne et proche des Russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, la Géorgie a plus à perdre dans ce duel que la Russie. Si l’escalade se poursuit, il y a de fortes chances que Tbilissi et Kiev ne signent pas un MPA avec l’OTAN, les Occidentaux, à commencer par les Français et les Allemands préférant privilégier leurs relations avec Moscou et appelant Tbilissi à manifester sa bonne volonté afin d’apaiser les relations avec le grand voisin du nord.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-442143310048804742?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/442143310048804742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=442143310048804742' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/442143310048804742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/442143310048804742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/06/labkhazie-paris-gazprom-en-abkhazie.html' title='L’Abkhazie à Paris, Gazprom en Abkhazie'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SF_JBV2YOGI/AAAAAAAAAB4/FSp4ySsySNU/s72-c/Sergei_Bagapsh.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-5058850504864698502</id><published>2008-06-10T11:38:00.004+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:05.202+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Blackwater à Paris</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: verdana; text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SE5RAEH3UkI/AAAAAAAAABo/xKk93pUnBsU/s1600-h/blackwater20front8fn.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SE5RAEH3UkI/AAAAAAAAABo/xKk93pUnBsU/s200/blackwater20front8fn.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5210190880462819906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Erik Prince et Cofer Black, deux hauts dirigeants de la société militaire privée américaine Blackwater, seront très prochainement à Paris, invités par l'IPSE (Institut de Prospective de Sécurité en Europe) et la société &lt;/span&gt;&lt;a style="color: rgb(0, 0, 102); font-family: verdana;" href="http://secopex.com/"&gt;Secopex&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, une SMP française qui vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle s'implantait en Somalie. On en reparlera un peu plus d'ici quelques jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(0, 0, 102);" href="http://www.youtube.com/watch?v=yJUEULWEP9c"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=yJUEULWEP9c&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-5058850504864698502?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/5058850504864698502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=5058850504864698502' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/5058850504864698502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/5058850504864698502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/06/blackwater-paris.html' title='Blackwater à Paris'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SE5RAEH3UkI/AAAAAAAAABo/xKk93pUnBsU/s72-c/blackwater20front8fn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-8593856673934262510</id><published>2008-05-02T20:24:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:05.455+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Un bouclier anti-missiles en Turquie avec des armes russes ou américaines ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il n’y pas que l’Europe centrale qui pourrait être dotée d’un bouclier antimissile, la Turquie pourrait avoir son propre parapluie. Mais Ankara hésite entre des armes américaines ou… russes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le département industriel du ministère de la défense turc a annoncé sa volonté de doter la Turquie d’un système anti-missiles en deux temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dans un premier temps, il s’agira de 4 installations, deux à Ankara et deux à Istanbul.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dans un second temps, quatre autres installations seront établies en fonction de la nature et de l’origine de la menace. Le dispositif serait mis en route à partir de 2010.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les autorités militaires turques hésitent entre trois systèmes de défense. Soit les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;Patriot&lt;/span&gt; américains ; soit les &lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;S-300&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;S-400&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; russes, soit les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;Arrow-2&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; israéliens, rapporte l’agence Azeri Press.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La coopération turco-américaine est ancienne, bilatérale ou dans le cadre de l’OTAN. Inutile de&lt;/span&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBtdfwfCnUI/AAAAAAAAABg/rak3lZbA1-Q/s1600-h/s300_sa10_grumble.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBtdfwfCnUI/AAAAAAAAABg/rak3lZbA1-Q/s200/s300_sa10_grumble.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195849395274423618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; revenir dessus. Washington avait an&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;noncé en mars par la voix du porte-parole du Pentagone Geoff Morrel que le secrétaire d’Etat à la défense, Robert Gates a discuté avec les responsables turcs, lors de sa visite en février 2008 à Ankara, le programme d’un parapluie américain en Turquie. Le Lieutenant Général de l’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;US Air Force&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; Henry Obering et directeur de l’agence de défense antimissile du Pentagone, était allé dans le même sens en déclarant qu’un système de radar et d’installations de missile serait placé en Europe orientale, probablement en Turquie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Turquie a démenti, suivi quelques jours plus tard par Kathryn Schalow, l’attachée de presse de l’ambassade américaine en Turquie. Robert Gates et son homologue turc ont évoqué ce point sommairement. L’essentiel de leur entretien, poursuit-elle, était consacré au bouclier antimissile en Europe et à l’offensive turque en Irak contre les camps du PKK.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce qui est surprenant dans la dépêche de l’agence azérie, ce n’est pas la coopération des Turcs avec les Américains et leurs alliés israéliens. C’est la montée en puissance des relations multivectorielles avec la Russie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ennemies hier, partenaires aujourd’hui, la Turquie et la Russie entretiennent de bonnes relations depuis quelques années. Au point que l’on parle d’une convergence en mer Noire pour maintenir un statu quo dans la résolution des conflits gelés. La Turquie dépend en partie de l’électricité et du gaz russe, à hauteur de 80%. La Turquie devient une plaque tournant énergétique, puisque outre le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;Blue Stream&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; (gazoduc en provenance de Russie), Ankara est alimentée par les pipelines Bakou-Tbilissi-Erezroum (gazoduc dont l’inauguration devrait avoir lieu en 2008) et Bakou-Erzeroum-Ceyhan (BTC, oléoduc).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Turquie devient une nouvelle terre de villégiature pour les Russes issus des couches aisées. Plus de 3 millions de touristes russes sont attendus en Turquie en 2008. En 2002, ils étaient 950 000. En 2007, ce chiffre est passé à 2,5 millions de personnes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Sur le plan militaire, la coopération date de la fin de l’URSS. On se souvient que la Turquie s’était fournie en hélicoptères &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;Mi-17 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;(19 unités), en blindés &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;BTR-60&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; et chars &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:verdana;" &gt;T-80&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;. C’était au début des années 1990, quand l’OTAN avait refusé de livrer de l’armement à Ankara pour grave violation des droits de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dix-huit plus tard, le géant de l’armement russe, Rosoboronexport a obtenu la signature d’un contrat avec la Turquie sur la livraison de systèmes antichars et de 800 missiles antichars. Les sociétés américaines Raytheon et israélienne Rafael étaient en concurrence. Elles ont perdu. Le montant du contrat n’est pas connu. On parle de 80 millions de dollars mais on ne sait pas à quelle quantité de matériel ce montant est associé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Détail à prendre en compte : ce matériel russe avait permis au Hezbollah - client de la Syrie, elle-même en possession de missiles russes – de détruire 46 chars et 15 véhicules blindés israéliens lors de la guerre en juillet 2006. Ce qui avait détérioré les relations entre la Russie et Israël.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La coopération russo-turque est aussi maritime. Les marines des deux Etats ont participé à des exercices conjoints « Harmonie de la mer Noire » en avril. Le navire anti-sous-marin Kassimov devait ensuite se rendre à Istanbul et Ergeli. Il s’agit de la troisième manœuvre maritime russo-turque dans le cadre de la BlackSeaFor, cette force multilatérale des pays riverains de la mer Noire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-8593856673934262510?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/8593856673934262510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=8593856673934262510' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8593856673934262510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8593856673934262510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/05/un-bouclier-anti-missiles-en-turquie.html' title='Un bouclier anti-missiles en Turquie avec des armes russes ou américaines ?'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBtdfwfCnUI/AAAAAAAAABg/rak3lZbA1-Q/s72-c/s300_sa10_grumble.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-8415369700143056787</id><published>2008-04-29T16:22:00.005+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:05.468+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Le retour de Hillary Clinton, un tournant dans le tournant ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Sa victoire en Pennsylvanie lui a donné des ailes… Elle veut transformer l’essai en Caroline du Nord et Indiana, le mardi 6 mai. Et pourrait y arriver pour deux raisons. La première, c’est que le pasteur Jeremiah Wright, connu pour ses prêches sulfureux, n’en finit plus d’embarrasser son ancien protégé Barack Obama. « Mais Faites le taire ! », risque de bientôt crier l’équipe de campagne du sénateur de l’Illinois. On pensait que le discours de Philadelphie du candidat démocrate sur la question raciale avait enterré la polémique sur ses liens avec le pasteur Wright. On se demande dans certains cercles d’experts si Wright ne joue pas en fait la carte Clinton ou McCain, histoire de confirmer ses prédications en cas de défaite d’Obama : l’Amérique n’est pas prête à élire un Noir à la Maison Blanche. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;La deuxième raison, c’est que les inscriptions sur les listes démocrates en vue de participer aux pri&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBcvKQfCnTI/AAAAAAAAABY/vlJr92EgF6U/s1600-h/clinton_obama_0107.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5194672548465515826" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBcvKQfCnTI/AAAAAAAAABY/vlJr92EgF6U/s200/clinton_obama_0107.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;maires dans ces deux Etats ont triplé en quelques jours et pourraient faire le jeu de la sénatrice de New York. Et quand on sait que la primaire de l’Indiana est une primaire ouverte, c'est-à-dire qu’électeurs républicains et indépendants peuvent y participer, il est possible de s’attendre à une malsaine solidarité white interpartisane pour faire barrage au sénateur de l’Illinois.&lt;br /&gt;A cela s’ajoutent d’autres signes gênants pour Barack Obama. Hillary Clinton a récolté 10 millions de dollars en une journée après sa victoire en Pennsylvanie, ce qui la conforte dans sa volonté de poursuivre la course.&lt;br /&gt;D’après les sondages, Barack Obama est donné vainqueur en Caroline du Nord, entre 10 et 15 points d’avance. Or, le gouverneur démocrate de l’Etat vient d’annoncer son soutien à Hillary Clinton. Qui a donc décidé de mettre le paquet dans cet Etat.&lt;br /&gt;Pour la première fois, lundi, un sondage a donné Hillary Clinton vainqueur dans un duel contre McCain en novembre 2008 alors que la confrontation Obama-McCain tournerait en faveur du républicain.&lt;br /&gt;Le momentum est-il passé du côté de Hillary Clinton ? Trop tôt pour en juger. Mais une chose est sûre. L’ex-&lt;em&gt;First Lady&lt;/em&gt; incarne le &lt;em&gt;fighting spirit&lt;/em&gt;. Lui, doit encore prouver qu’il est capable de surmonter les épreuves. Howard Dean, le patron du Parti démocrate, a déclaré que l’un des deux candidats devait abandonner d’ici début juin, car il ne fallait pas aborder la Convention nationale de cet été en ordre dispersé, cela pourrait polluer la fin de la campagne présidentielle et compliquer la stratégie du candidat. Barack Obama a bien compris le message. Il veut en finir : mettre un terme à la campagne au cours de ce qui pourrait être la dernière étape, celle de l’Indiana, Etat voisin de son fief de l’Illinois. D’une part, il a refusé de débattre avec sa consoeur d’ici le mardi 6 mai. Il a dit « après pourquoi pas ». D’autre part, le staff du sénateur a envoyé des renforts de volontaires et ouvert 22 permanences en Indiana, qui pourrait être l’Etat crucial de la campagne démocrate.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-8415369700143056787?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/8415369700143056787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=8415369700143056787' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8415369700143056787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/8415369700143056787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/04/le-retour-de-hillary-clinton-un.html' title='Le retour de Hillary Clinton, un tournant dans le tournant ?'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SBcvKQfCnTI/AAAAAAAAABY/vlJr92EgF6U/s72-c/clinton_obama_0107.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-815904561322337745</id><published>2008-04-15T22:40:00.003+02:00</published><updated>2008-12-11T06:28:05.732+01:00</updated><title type='text'>A mort l’AK-47, vive le M16 en Afghanistan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SAUS4SnNd6I/AAAAAAAAABQ/PQL4Pp5tFtc/s1600-h/AR15vsAK47-002.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SAUS4SnNd6I/AAAAAAAAABQ/PQL4Pp5tFtc/s200/AR15vsAK47-002.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189574903892637602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;C’est tout un symbole. L’armée afghane va abandonner l’arme de la guérilla par excellence, la Kalach pour se familiariser avec le M16 américain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Depuis la chute des talibans, les Américains en tête et leurs alliés ont eu la responsabilité d’entraîner les forces afghanes en vue de former l’ANA (Armée nationale afghane), fidèle au pouvoir de Hamid Karzaï, cloîtré à Kaboul, protégé par les forces de l’ISAF (OTAN).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Or le maniement pose problème. Pas parce que les livraisons ont du mal à atteindre leurs destinataires. Mais parce qu’il faut apprendre aux soldats afghans à ne pas dépenser inutilement les munitions comme ils ont trop eu l’habitude pendant plus vingt ans de guerre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le M16 est une arme automatique par série de trois coups. Contrairement à l’AK-47. Et il se porte à l’épaule obligatoirement et non à la hanche. A la base d’Uruzgan, dans le province de Helmand, les premiers commentaires des militaires afghans sont moqueurs : C’est un jouet, on va le casser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mais c’est l’avenir, c’est l’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-family: verdana;"&gt;American way of rifle&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;. Même si c’est dur. Et puis, cela permettra dans un premier temps de professionnaliser l’armée afghane. Puis de contrôler le futur grand marché militaire afghan. En outre, cela permet aux Etats-Unis de fournir des M16 usagés aux troupes alliées afghanes et enfin de distinguer le soldat afghan en M16 de l’ennemi en AK47.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-815904561322337745?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/815904561322337745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=815904561322337745' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/815904561322337745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/815904561322337745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/04/mort-lak-47-vive-le-m16-en-afghanistan.html' title='A mort l’AK-47, vive le M16 en Afghanistan'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/SAUS4SnNd6I/AAAAAAAAABQ/PQL4Pp5tFtc/s72-c/AR15vsAK47-002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-4302356096130560647</id><published>2008-03-28T13:40:00.006+01:00</published><updated>2008-12-11T06:28:06.038+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Bientôt des sociétés militaires privées en France ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Normalement, c’est interdit. La loi n° 2003-340 du 14 avril 2003 réprime la création de sociétés de mercenaires d’un type nouveau, style les « contractors » de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.blackwaterusa.com/"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Blackwater&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.dyn-intl.com/"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dyncorp&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.halliburton.com/"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Halliburton&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; qui agissent sur plusieurs théâtres d’opérations, dont l’Irak, l’Afghanistan ou la Colombie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais, en 2007, &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-zo9X8sHMI/AAAAAAAAABA/2m8IaB_0XDk/s1600-h/blackwater_350.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182773412294827202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-zo9X8sHMI/AAAAAAAAABA/2m8IaB_0XDk/s200/blackwater_350.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;les arrêtés du 19 juillet, parus dans le Journal Officiel, du 8 août, peuvent changer la donne. Ils reconnaissent aux militaires et fonctionnaires du ministère de la défense la qualification et l’aptitude professionnelles à exercer dans des agences de recherches privées, de surveillance et de gardiennage, de transports de fonds et de protection physique des personnes. On n’en est pas encore aux mercenaires. Mais on en prend peut-être le chemin. C’est un peu rapide comme raccourci mais quand on lit les arrêtés de plus près,&lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000825978&amp;amp;dateTexte="&gt; on y lit &lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Remplissent les conditions pour pouvoir prétendre au bénéfice de la qualification professionnelle à être dirigeants dans les agences de recherches privées :1. Les officiers de l'armée de terre et les sous-officiers de l'armée de terre titulaires du brevet supérieur de technicien de l'armée de terre, du brevet militaire professionnel de second degré, ou de la qualification des acquis professionnels de second niveau, et qui ont exercé, durant trois années au moins, une activité de « recherche humaine » ou « interventions spéciales » en tant que chef de cellule, chef de groupe, chef de section ou commandant de compagnie.2. Les officiers, les majors et les adjudants-chefs de l'armée de l'air qui ont exercé, durant deux années au moins, un commandement dans les commandos parachutistes de l'air ou la participation air au commandement des opérations spéciales.3. Les officiers et officiers mariniers de la marine nationale qui ont servi au sein d'une formation de la force maritime des fusiliers marins et des commandos soit, durant deux années au moins, comme commandant ou officier en second, soit, durant trois années au moins, comme chef de groupe en commando ou au sein du bureau renseignement.4. Après avis du directeur de la protection et de la sécurité de la défense, les officiers, les sous-officiers et les fonctionnaires civils du ministère de la défense de catégories A et B qui ont accompli cinq années au moins de service à la direction de la protection et de la sécurité de la défense. Ils doivent avoir occupé des fonctions de commandement ou d'encadrement, ou avoir été inspecteur de sécurité de défense ou inspecteur de sûreté navale.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="JORFARTI000001308717"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Remplissent les conditions pour pouvoir prétendre au bénéfice de la reconnaissance de leur aptitude professionnelle à être salariés dans les agences de recherches privées :1. Les officiers de l'armée de terre et les sous-officiers de l'armée de terre titulaires du brevet de spécialiste de l'armée de terre, du brevet supérieur de technicien de l'armée de terre, du brevet militaire professionnel de premier ou second degré ou de la qualification des acquis professionnels de second niveau et qui ont servi, durant trois années au moins, dans une activité de « recherche humaine » ou « interventions spéciales ».2. Les officiers et sous-officiers de l'armée de l'air qui ont servi, durant trois années au moins, dans les commandos parachutistes de l'air ou la participation air au commandement des opérations spéciales.3. Les officiers et officiers mariniers de la marine nationale qui ont servi, durant trois années au moins, au sein d'un commando ou du bureau renseignement d'une formation de la force maritime des fusiliers marins et des commandos.4. Après avis du directeur de la protection et de la sécurité de la défense, les officiers, les sous-officiers et les fonctionnaires civils du ministère de la défense de catégories A et B qui ont accompli trois années au moins de service à la direction de la protection et de la sécurité de la défense.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’après nos indiscrétions, il semblerait qu’un groupe de travail se soit mis en place à l’Elysée pour réviser la loi du 14 avril 2003. En vue de quoi ? On y reviendra. Mais les plus heureux doivent être vraisemblablement les dirigeants de &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.secopex.com/"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Secopex&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; qui présentent leur entreprise comme la première société militaire privée en France….&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-4302356096130560647?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/4302356096130560647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=4302356096130560647' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4302356096130560647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4302356096130560647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/03/bientt-des-socits-militaires-prives-en.html' title='Bientôt des sociétés militaires privées en France ?'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-zo9X8sHMI/AAAAAAAAABA/2m8IaB_0XDk/s72-c/blackwater_350.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-3212949331791756956</id><published>2008-03-21T12:34:00.003+01:00</published><updated>2008-12-11T06:28:06.388+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Ahmadinejad, Al-Maliki, Fallon et les autres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-Ohd38sHKI/AAAAAAAAAAs/ZGxjLrZ7A5A/s1600-h/503126537_9808a769b6_o.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-Ohd38sHKI/AAAAAAAAAAs/ZGxjLrZ7A5A/s200/503126537_9808a769b6_o.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180161531012979874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La démission de l’amiral William Fallon de son poste de chef du CentCom (Central Command) de l’armée américaine a-t-elle un lien avec la politique américaine en Iran ? Cet amiral prêt à donner même quand on ne lui demande pas a remis en question la stratégie de l’administration Bush en Irak. Il paie chère son désaccord. Mais comme le disent les militaires, un officier en exercice, fut-il général ou amiral, ne peut pas aller à l’encontre de sa hiérarchie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a le droit d’exprimer des doutes. Mais en interne. Pas en public, comme il l’a fait en confiant à un journaliste Thomas Barnett de la revue Esquire. Sans prononcer le nom du président Bush, l’amiral tient des propos sévères sur le conduite de la guerre et la vision des conflits, se mettant à dos le général David Petraeus, commandant en chef du contingent américain dont les méthodes en Irak enregistrent des succès dans la lutte contre le terrorisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si derrière cette démission se cachait une volonté américaine de muscler son discours à l’égard de l’Iran ? L’amiral juge que la guerre contre l’Iran n’est pas possible, du moins c’est à cela qu’il travaille, dit-il. En faisant sauter l’obstacle dans la chaîne de commandement, Washington, dont Bush est le chef des armées, n’oublions pas, pourrait très bien envisager avec plus de sérénité la mise en place d’un processus militaire contre l’Iran. Pas une offensive terrestre, les Américains n’en ont pas les moyens aujourd’hui, le matériel n’est pas opérationnel, le nombres de missiles insuffisant et l’Amérique est en année électorale. Non pas une offensive au sol mais des frappes préventives. Un raid de chasseurs et des opérations commandos. Ou encore plus cyniquement jouer avec les nerfs des Iraniens : changer de chef d’état-major pour renforcer la menace d’une attaque. Mais juste la menace. Menacer sans intervenir, poursuivre la guerre psychologique d’une certaine manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps, les Etats-Unis enregistrent à l’occasion du cinquième anniversaire de la guerre en Irak, quelques progrès en Mésopotamie. La violence recule dans les provinces irakiennes. Mais pourquoi ? S’agit-il simplement des effets du « surge » (renfort) ? Et de la méthode du général David Petraeus qui consiste à payer les milices contre Al Qaida ? D’une prise de conscience des Irakiens contre Al Qaida ? Non, il semblerait, d’après tous les experts, qu’Iraniens et Américains se soient mis d’accord sur place, pour que l’accalmie règne un temps en Irak. Pour les Américains, l’année 2008 est une année électorale. Pour les Iraniens, il faut garder Al-Maliki, le premier ministre irakien, au pouvoir à Bagdad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, deux processus, deux langages. Rien de nouveau. D’un côté, on discute et négocie avec des résultats. De l’autre, on s’impatiente et se prépare à toutes les éventualités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-3212949331791756956?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/3212949331791756956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=3212949331791756956' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3212949331791756956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3212949331791756956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/03/ahmadinejad-al-maliki-fallon-et-les.html' title='Ahmadinejad, Al-Maliki, Fallon et les autres'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R-Ohd38sHKI/AAAAAAAAAAs/ZGxjLrZ7A5A/s72-c/503126537_9808a769b6_o.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-130889327233078724</id><published>2008-03-04T20:03:00.003+01:00</published><updated>2008-12-11T06:28:06.581+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La Russie à un tournant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a style="font-family: verdana;" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R82dPIQnSoI/AAAAAAAAAAk/elO_DB3Wj9g/s1600-h/poutine_medvedev_200.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R82dPIQnSoI/AAAAAAAAAAk/elO_DB3Wj9g/s200/poutine_medvedev_200.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173964430159334018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est l’heure de parler de la Russie. Les électeurs russes viennent de valider le choix de Vladimir Poutine d’ « élire » Dimitri Medvedev à la tête du pays pour quatre ans au moins, avec l’actuel président comme premier ministre. La passation de pouvoir devrait avoir lieu début mai.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est l’heure de parler de la « Grande Russie » et de son tout nouveau « président » Dimitri Medvedev. Premier vice-premier ministre, le jeune héritier de Poutine est membre du conseil d’administration de Gazprom, ce nouveau centre de gravité du pouvoir russe formateur des nouvelles élites, tout comme les prétendants au poste de Secrétaire général du PCUS devaient être issus du Politburo pour espérer jouer un rôle au premier plan de la scène politique. On change de costume mais le buste reste le même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Russie a changé de président, disons le vite, mais a-t-elle changé de stratégie pour autant ? On parle déjà de Medvedev comme « un nouveau Gorbatchev » ou un « nouveau Krouchtchev », c'est-à-dire un nouveau leader issu du sérail sélectionné pour ses capacités à maintenir le statu quo garantissant les privilèges des hommes du pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le système soviétique est fondé sur deux piliers, le KGB et l’armée. Les deux étant couverts par le lourd manteau du PCUS, garant et vitrine du système. L’URSS et PCUS tombés, le système a continué de fonctionner avec le FSB (nouveau KGB) et l’armée en pleine restructuration. Le choix du leader soviétique est toujours le résultat d’un arbitrage entre ces deux piliers ou de la domination de l’un sur l’autre. Gorbatchev a été le choix du compromis KGB-armée, Eltsine, celui des réformateurs du KGB. Après les tentatives ratées des Kirienko et autres Stépachine, signe de dissensions entre silovikis et militaires, les deux mamelles du régime se sont mises d’accord sur Vladimir Poutine, l’ancien patron du FSB proche des généraux. Là, on est à un tournant : le choix de Medvedev montre que les militaires ont perdu la bataille en interne. Le candidat des militaires était Sergueï Ivanov, l’autre figure montante du régime. Mais il a été écarté au profit du génie de Gazprom.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pourquoi ? Car si l’Etat profond russe a choisi Medvedev, c’est qu’il fait le pari de la modernisation, de la restructuration et de l’intégration de la Russie dans les grands circuits mondiaux. Plus qu’une adaptation, la Russie, après le « we will bury you » de Krouchtchev passera au « we will buy » écrit Gideon Rachman dans le Financial Times.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est donc le temps d’une nouvelle stratégie, renchérit de son côté Nikolas Gvosdev dans une tribune parue dans l’International Herald Tribune. Une stratégie de « pénétration globale » écrit Yves Boyer, jusque là multisectorielle : stratégie, militaire, politique, commerciale et énergétique. Voilà ce qu’il dit : « Il ne faut pas se tromper sur ce concept de pénétration globale, ni sur l’idée sous-jacente. Je ne pense pas que l’objectif soit celui d’un retour à la situation de la Guerre froide. Il me semble qu’il s’agit plutôt pour la Russie de se positionner favorablement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;dans le grand marchandage qui pourrait avoir lieu avec les Occidentaux dans les années à venir. Ce grand marchandage sera sous-tendu par un certain nombre de menaces qui risquent de survenir à l’horizon d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années. Pour y faire face, la Russie veut se positionner en situation de force ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Russie en transition avance dans le XXIe siècle avec le gaz dans sa main droite et le pétrole dans sa main gauche. Riches en hydrocarbures, la Russie veut dominer son espace direct par d’autres moyens. Hier, la carte prolétarienne mondiale avec le Komintern, aujourd’hui, la carte énergétique mondiale avec Gazprom.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Russie devrait proposer un partenariat avec l’Europe, car Russes et Européens ont des intérêts communs au-delà de la paix. Les projets énergétiques sont là pour le prouver.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Russie devrait aussi consolider ses liens avec les Etats-Unis et espèrent – depuis qu’elle a fait le choix de Medvedev – que les Américains voteront en faveur d’un démocrate le 4 novembre 2008, un démocrate forcément plus multiléraliste qu’un républicain, de surcroît faucon comme l’est McCain, lequel avait déclaré il y a trois mois, « quand je regarde Poutine face à face, je vois trois lettres dans ces yeux : K-G-B ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Russie montre des premiers signes de changements. Elle a reçu à Moscou en février le président géorgien Mikheïl Saakachvili pour tenter de normaliser les relations entre ces deux Etats en froid depuis les indépendances à l’Est. Des premiers gestes de bonne volonté devraient surgir dans quelques jours : la fin de la guerre du vin ou aucune reconnaissance par Moscou de l’indépendance de l’Abkhazie ou de l’Ossétie du Sud, par exemple. Poutine a également rencontré son homologue moldave, Voronine, en février pour tenter de régler la question de la Transnistrie. Un plan de paix serait en discussion, la neutralité de la Moldavie contre l’intégrité territoriale de Chisinau comprenant la Transnistrie. Enfin, Moscou n’a pas fermement soutenu son « candidat » en Arménie, Serge Sarkissian, puisqu’elle a reçu son opposant Levon Ter Petrossian. En laissant planer le flou au-dessus du scrutin, il ne fallait s’attendre à autre chose que les violences du 1er mars dans cette République sud-caucasienne, véritable poste-avancé de la Fédération russe dans cette région sensible. Si la Russie avait affiché plus haut son soutien à Serge Sarkissian, il n’y aurait pas eu de violence. On verra ce que cela donnera à propos de la question du Haut-Karabakh, théâtre d’un processus de paix arméno-azéri sous la médiation du groupe de Minsk de l’OSCE présidé par la France, les Etats-Unis et la Russie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C’est donc une fin de cycle qui s’est opérée à Moscou, au-delà de la fin des deux mandats de Poutine. Certains projets n’ont pas marché, d’autres oui. Développer ce qui est porteur et geler ce qui l’est moins, telle pourrait être la nouvelle aspiration du régime russe. Un nouveau chapitre s’ouvre : Medvedev, le président de l’intégration économique de la Russie par la domination des secteurs clefs, c’est faire du Poutine sans les bottes ou du Gorbatchev sans le socialisme mais avec la même volonté de séduire l’Occident.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Eltsine a été l’homme du reflux et du déclin. Poutine, celui du retour de l’autorité et du rétablissement de valeurs. Medvedev est chargé d’être celui de la contre-offensive en utilisant les instruments de l’Occident pour mieux tenter de l'influencer. Mais attention, la Russie n’est ni européenne, ni asiatique, ni poutinienne, ni medvedevienne, elle se veut être au centre du monde. C’est du moins l’ambition des nouveaux maîtres du Kremlin. Elle est européenne par ses valeurs, sa culture et sa population vieillissante. Elle est asiatique par ses vieilles infrastructures, son modèle économique, ses gisements sibériens et son goût pour l’opacité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-130889327233078724?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/130889327233078724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=130889327233078724' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/130889327233078724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/130889327233078724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/03/la-russie-un-tournant.html' title='La Russie à un tournant'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R82dPIQnSoI/AAAAAAAAAAk/elO_DB3Wj9g/s72-c/poutine_medvedev_200.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-4125722664856175046</id><published>2008-02-28T01:43:00.006+01:00</published><updated>2008-12-11T06:28:06.788+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>La France sort de Nabucco…à raison</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Nabucco, c’est un projet de gazoduc reliant la Caspienne à l’Europe, via l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et enfin l’Autriche. Soit près de 3 300 km de tubes.&lt;br /&gt;Le coût de ce pipeline est estimé entre 5 et 6 milliards de dollars. Les travaux devraient commencer en 2009 et durer trois ans. Pour l’UE, c’est une priorité actée en 2006. Il s’agit de diversifier les approvisionnements énergétiques des Européens pour éviter la dépendance à l’égard de la Russie.&lt;br /&gt;La France, par l’intermédiaire de Gaz de France, devait participer au consortium comprenant cinq firmes représentant les cinq pays concernés. Mais la Turquie a mis son ola pour deux raisons : Ankara reproche à Paris de me&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R8YF5ubJjYI/AAAAAAAAAAc/HCC4ErmlIVc/s1600-h/47bd90e9e9f3fpage+40.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R8YF5ubJjYI/AAAAAAAAAAc/HCC4ErmlIVc/s320/47bd90e9e9f3fpage+40.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171827711354178946" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ttre des bâtons dans les roues dans ses négociations d’adhésion à l’UE. Ankara condamne la France pour avoir laissé l’Assemblée nationale adopter en octobre 2006 une proposition de loi pénalisant la négation du génocide des Arméniens de 1915. La Turquie nie cette réalité et en représailles sanctionne Paris pour son zèle législatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En février 2006, lors d’un voyage officiel en Turquie, Hervé Novelli, ministre du commerce extérieur et des entreprises, a déclaré que la France jetait l’éponge et renonçait à apporter son assistance technique au projet pharaonique Nabucco.&lt;br /&gt;La France a bien fait. Participer à ce projet avait des avantages. Mais aussi des inconvénients. J’en vois deux. Le premier – et tous les industriels du pétrole et du gaz vous le diront – c’est qu’il vaut mieux participer à la construction d’un pipeline qui traverse la mer. Par indépendance et par économie des coûts. Dans cette perspective, Gaz de France devrait apporter son savoir-faire au projet russe, South Stream, qui traverse la mer Noire d’Est en Ouest et qui est bien plus en avance par rapport à son rival Nabucco. La Russie a signé en janvier un accord gazier avec la Bulgarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second, c’est que Nabucco est loin d’être fait. Et pourrait peut-être prendre encore plus de temps que prévu. Or, la France n’a pas de temps à perdre et sa participation à des projets russes a de plus fortes chances de se concrétiser. Pourquoi ? Car la Russie, qui dispose des plus fortes réserves de gaz dans le monde, est sensible à la haute technologie de l’industrie pétrolière française, notamment dans la liquéfaction du gaz, technique que les Russes ne maîtrisent pas encore et qui s’avère très utile sur le plan financier. Si Paris augmente sa participation dans South Stream, la France renforce, outre sa responsabilité dans la diversification des approvisionnements de l’UE, son influence auprès de la Russie. C’est un pari sur l’avenir. Mais comme Moscou n’investit pas assez année après année et ne réduit pas la consommation de gaz sur son marché intérieur, les industriels français savent que les Russes sont condamnés à investir, ré-investir et sur-investir. Par ailleurs, si le Kazakhstan et le Turkménistan privilégient leurs relations énergétiques avec la Russie, Nabucco risque de voir son baptême sans cesse reporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi Paris n’a pas fait d’histoire en apprenant que Gaz de France est indésirable en Turquie. Les autorités françaises regrettent. Or, combien de regrets pour de si grands espoirs à moyen terme ? Pas beaucoup.&lt;br /&gt;Reste désormais à savoir comment la France va répondre au « non » de la Turquie, alors qu’elle prend la présidence de l’Union européenne à partir du second semestre 2008… Ankara tient absolument au projet Nabucco pour peser sur le processus d’adhésion à l’UE. Créer une communauté de destin entre Ankara et Bruxelles, faire en sorte que la Turquie ait besoin de l’UE autant que l’UE a besoin de la Turquie. Mais, en écartant la France, Ankara risque de s’en mordre les doigts. Sans participer à Nabucco, Paris était déjà contre l’adhésion de la Turquie à l’UE et lui propose en échange un partenariat privilégié avec Bruxelles et de participer au projet d’Union de la Méditerranée. Imaginez la réaction de la France maintenant qu’elle est mise hors-jeu de Nabucco ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au « non » turc, la France et la Turquie avaient décidé de chercher les conditions de l’apaisement dans leurs relations bilatérales. Bernard Kouchner s’était rendu en Turquie pour transmettre ce message à son homologue turc. Le gouvernement français a également donné son accord au lancement d’une Saison de la Turquie en France en 2009…&lt;br /&gt;Depuis le « non » à Gaz de France, Paris peut encore agir sur deux plans : elle pourrait d’une part mettre à profit sa présidence de l’UE pour « pourrir » le processus d’adhésion d’Ankara et d’autre part mettre à l’ordre du jour du Sénat l’examen de la proposition de loi sur la négation du génocide des Arméniens. Sans oublier les élections européennes l’an prochain où le facteur turc pèsera encore et toujours sur les scrutins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-4125722664856175046?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/4125722664856175046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=4125722664856175046' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4125722664856175046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/4125722664856175046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/02/la-france-sort-de-nabucco-raison.html' title='La France sort de Nabucco…à raison'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R8YF5ubJjYI/AAAAAAAAAAc/HCC4ErmlIVc/s72-c/47bd90e9e9f3fpage+40.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-3364721995454817570</id><published>2008-01-23T15:05:00.000+01:00</published><updated>2008-12-11T06:28:07.039+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeurs'/><title type='text'>Bonne année les Caucasiens !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;2008, année présidentielle dans les trois pays du Caucase du Sud... La Géorgie a ouvert le bal le 5 janvier, l'Arménie lui emboîte le pas le 19 février et l'Azerbaïdjan clôt les festivités le 15 octobre. Entre espoirs et craintes, le Caucase du Sud a-t-il mué en dix-sept ans d’indépendance ? Espoirs, ces trois présidentielles sont des opportunités majeures de changement. Craintes, les trois régimes semblent si bien implantés qu’il ne se passera rien…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc03/fdoc9736-1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R5dOdgW4QRI/AAAAAAAAAAU/JWnapB2lldw/s400/ImageBillet1Gaidz.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158678166985261330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'opposition est-elle encore un concept creux ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces Etats en transition post-soviétique, ces rendez-vous sont des moments majeurs entre la société et le pouvoir, le moment de faire son examen de conscience, de comparer les résultats économiques et d'évaluer ce qui marche et ce qui ne marche pas. C'est le rendez-vous que majorité et opposition attendent. En Géorgie, &lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.eurasianet.org/geovote08/news/010908.shtml"&gt;la victoire étriquée de Mikheïl Saakachvili (et pas Mikhaïl, car trop russe)&lt;/a&gt; ne passe pas auprès de l'opposition conduite par Levan Gachechalidze. Le mouvement, quoique hétérogène, ne faiblit pas et tout porte à croire qu'il se radicalisera dans les jours qui viennent avec une manifestation attendue samedi dans les rues de Tbilissi… A quelques mois des législatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Arménie, la majorité sortie des urnes des législatives de 2007 veut confirmer son maintien au pouvoir avec l'élection attendue de Serge Sarkissian à la tête du pays. &lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.eurasianet.org/departments/insight/articles/eav010908.shtml"&gt;Il s'oppose à 8 candidats, dont l'ancien président, Levon Ter Petrossian&lt;/a&gt;. Là aussi, l'opposition n'est pas très structurée et cette désunion devrait être profitable à l'actuel premier ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Azerbaïdjan, la dynastie Aliev en place depuis 1993 devrait conforter sa place lors du prochain scrutin. Ilham, fil d’Heidar, devrait être réélu tranquillement dans un pays plus ou moins verrouillé. L'opposition n'avait pas réussi en 2005 à le priver d'une majorité au Parlement, lui-même totalement aux mains d'un régime qui multiplie fraudes et arrestations d'opposants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les trois pays, le scénario d’une continuité des régimes autoritaire ou semi autoritaire avec une opposition éclatée sans recours ni moyens s’écrit inexorablement à l'abri des critiques internationales pour deux raisons principales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La fin des régimes ultra présidentiels ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La transition démocratique s'est caractérisée par la mise en place de régimes en rupture avec les pratiques communistes. La sortie de l'URSS les obligeait à agir rapidement, loin de la lourdeur des Soviets. Il fallait rompre avec l'immobilisme et les lenteurs, d'autant que les guerres du Haut-Karabakh, d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, exerçaient de fortes pressions sur les populations au milieu des théâtres d'opérations. Aujourd'hui, les armes se sont tues, laissant place à des conflits gelés en raison de l'absence de paix durable. Le silence tient sous le seul effet de cessez-le-feu fragiles mais réels. Personne n'a envie de rallumer la mèche et transformer le Caucase du Sud en nouvelle poudrière. Mais l'avantage des conflits gelés c'est qu'ils réorientent l'attention des forces politiques vers les affaires institutionnelles ou sociales et sur ce plan, Tbilissi, Erevan et Bakou ont compris qu'il fallait tôt ou tard renoncer aux pleins pouvoirs issus de la chute de l'URSS. L'heure n'est plus à l'urgence, mais au développement durable. Aux leaders de trouver le dosage entre majorité et opposition dans un système plus équilibré qui n'empêche pas le gouvernement d'agir et l'opposition de peser sur les différents processus (politique, économique, etc). L'Arménie a ouvert la voie en 2005 avec une réforme constitutionnelle qui réduit les pouvoirs du président et fait du premier ministre l'homme fort du régime. En Géorgie, réviser à la baisse la barre de la représentation nationale de 7 % à 5 % des suffrages est un premier signe. Insuffisant, certes, mais significatif d’un changement de perception dans ce pays aux partis à un homme. En Azerbaïdjan, c'est la confusion totale. L'opposition est quasiment éteinte et en absence d'alternative, nombreux sont les experts qui constatent &lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://jamestown.org/edm/article.php?article_id=2372570"&gt;la montée de l'islamisme radical notamment dans l’armée&lt;/a&gt; dans cet Etat riche en hydrocarbures et proche des Etats-Unis. Mais difficile encore de savoir si le scrutin du 15 octobre constitue un risque pour le clan Aliev ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ligne de partage entre la Russie et les Etats-Unis&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cependant fort à parier que les trois régimes se maintiendront au pouvoir pendant longtemps pour la simple et bonne raison que le Caucase du Sud, objet de fortes rivalités géoéconomiques entre Russes et Américains, doit absolument renforcer sa stabilité. Au nom de cette règle majeure pour la coopération et le développement des pays de la mer Noire, Russes, Américains, mais aussi Européens et Turcs s'entendent pour maintenir le statu quo régional et conforter les équipes en place dans ces trois pays de peur de réveiller les Dieux de la guerre. La Géorgie peut aussi compter sur sa proximité géographique avec l’UE, sur sa « révolution des roses » et son président triomphant. L’Arménie se sent forte de sa diaspora active en Occident, de son alliance avec la Russie et attend beaucoup de &lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.transeuroenergy.com/"&gt;la récente découverte de deux gisements de gaz sur son territoire&lt;/a&gt;. L’Azerbaïdjan enregistre depuis deux ans une croissance entre 22 et 25%, grâce la flambée des prix du pétrole et du gaz et compte sur un &lt;a style="color: rgb(51, 51, 255);" href="http://www.today.az/news/politics/40706.html"&gt;budget défense de 871 millions de dollars en 2007 &lt;/a&gt;et plus d’un milliard en 2008. Au-delà des déclarations d’intentions des organisations européennes ou internationales, les trois Etats se sentent en fait dans l’immunité face aux critiques de la part de la communauté internationale. Et les trois chefs d'Etat en profitent ! Ils savent qu'Américains et Européens doivent ménager leurs relations avec eux par crainte d'un retour de plus en plus visible de l'influence russe dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-3364721995454817570?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/3364721995454817570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=3364721995454817570' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3364721995454817570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/3364721995454817570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/01/bonne-anne-les-caucasiens.html' title='Bonne année les Caucasiens !'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_smwHdRH_3rs/R5dOdgW4QRI/AAAAAAAAAAU/JWnapB2lldw/s72-c/ImageBillet1Gaidz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6288055777977927786.post-7290045145876861922</id><published>2008-01-23T14:55:00.000+01:00</published><updated>2008-01-23T15:42:55.896+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='A propos de l&apos;auteur'/><title type='text'>Centre d'intérêt</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;Docteur en science politique et chercheur au Groupe d'Analyse Politique-Défense Relations Internationales Sécurité associé à l'AFUDRIS (Association des Formations Universitaires de Défense Relations Internationales Sécurité), je dirige un groupe de travail sur le Caucause du Sud à l'IPSE (Institut Prospective et Sécurité en Europe). Mon dernier ouvrage est sorti en 2007, il s'appelle "Caucase du Sud : la nouvelle guerre froide" (Autrement, Paris). Il m'arrive aussi d'écrire des articles et notes de lecture pour "Politique Etrangère" (IFRI), l'AFRI (Annuaire Français des Relations Internationales) et "Questions Internationales". D'autres publications sont prévues en 2008 mais pour l'instant, je préfère rester discret. Au fait, je suis aussi journaliste au &lt;a href="http://www.lemonde.fr/"&gt;Monde.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6288055777977927786-7290045145876861922?l=fgaillard.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://fgaillard.blogspot.com/feeds/7290045145876861922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6288055777977927786&amp;postID=7290045145876861922' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/7290045145876861922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6288055777977927786/posts/default/7290045145876861922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://fgaillard.blogspot.com/2008/01/centre-dintrt.html' title='Centre d&apos;intérêt'/><author><name>Franck Gaillard</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05991506385281404074</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
